vendredi 5 octobre 2007

ONU: ouverture d'un dialogue sur la compréhension entre les religions et les cultures


NEW YORK (Nations Unies), 4 octobre (XINHUA) -- Le Dialogue de haut niveau sur la compréhension entre les religions et les cultures et la coopération pour la paix, organisé pour la première fois par l'Assemblée générale des Nations Unies, s'est ouvert jeudi au siège de l'ONU à New York.
"Il est temps de promouvoir l'idée que la diversité est une vertu, et non une menace", a affirmé le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon pendant sa déclaration devant l'Assemblée, à l'ouverture de cette rencontre jeudi matin.
"Et il est temps que nous soulignions combien notre humanité commune est bien, bien plus importante que nos différences extérieures", a-t-il ajouté.
Avec cette rencontre, "nous réaffirmons les valeurs consacrées dans la Charte des Nations Unies et dans la Déclaration des droits de l'Homme", a déclaré Srgjan Kerim, le président de l'Assemblée générale, dans son discours d'ouverture.
La mondialisation favorise la rencontre des religions et des cultures, révélant parfois des malentendus et des incompréhensions. Il faut donc un "dialogue ouvert et soutenu, le respect pour la liberté d'expression et la liberté de religion ou de croyance", a insisté Srgjan Kerim.
Un crime commis au nom d'une religion est le pire crime contre cette même religion, a-t-il ajouté, et celle-ci ne doit pas être un prétexte pour faire la guerre.
Nous devons tous devenir des "instruments de la paix" en ouvrant ce dialogue, et en utilisant les campagnes de sensibilisation et les médias pour diffuser ce message.
Quant aux gouvernements, ils peuvent contribuer en adoptant des enseignements qui privilégie les valeurs de paix et de tolérance, a ajouté le président de l'Assemblée générale.
Mais le succès de ce dialogue dépend aussi de l'engagement de la société civile, tant les médias que les organisations non- gouvernementales, tant le secteur privé que les groupes religieux.
Dans les pays où les droits de l'Homme n'ont pas été toujours respectés, "la réconciliation est un compromis acceptable entre le souvenir et l'oubli", a souligné Srgjan Kerim, en expliquant qu'on ne pouvait y parvenir qu'à travers un dialogue intensif, à la fois aux niveaux politique, culturel et social.